Bains douches baco

Découvrez les projets imaginés pour ce lieu

Les Nantais vont être invités à choisir les projets qui pourront prétendre à la mise à disposition temporaire des lieux inscrits dans l’appel à créativité « 15 lieux à réinventer ». Du 9 au 23 juin 2018, chacun pourra voter pour les projets qui lui plaisent le plus. 
Voici les projets qui proposent de réinventer ce lieu.

Découvrir le lieu

Deux usages : bains douches et bâtiment associatif

Le côté gauche du bâtiment, quand on le regarde depuis le quai, abrite les Bains douches. Leur rôle social demeure essentiel. De plus en plus de personnes s’y rendent (120 à 130 personnes par jour), avec un public qui devient familial et compte des enfants. Cet accroissement de fréquentation, le besoin d’intimité pour les enfants et les familles, nécessitent un aménagement des locaux qui n’est pas possible dans le bâtiment actuel. Un nouveau bâtiment se prépare donc, qui combinera également le restaurant social et des lieux de convivialité. Le futur lieu s’imagine en lien avec les usagers actuels des bains douches et du restaurant social Pierre Landais. En savoir plus sur le futur  lieu bains douches- restaurant social (2019).

La grande histoire des Bains douches

Les bains douches inaugurés en 1860 sont protégés au titre du patrimoine nantais au Plan local d’urbanisme. Leur intérêt patrimonial croise l’histoire sociale et la qualité architecturale de l’œuvre due à l’architecte Henri-Théodore Driollet, alors architecte voyer en chef de la Ville. Après les bains publics construits en 1800 à la pointe de Feydeau par Crucy, la Ville de Nantes va renouer, au travers de ce projet ambitieux de Driollet, avec un type d’équipement qui s’inscrit dans la période hygiéniste qui court de la fin du XVIII ème siècle et tout au long du XIX ème siècle. Il existait déjà des bains douches à Feydeau dès 1800, conçus par Mathurin Crucy. D’autres  bains douches seront également construit à Chantenay, plus tardivement, entre 1897 et 1901.

Préoccupations hygiénistes

Les préoccupations des régimes successifs en place – ici le Second Empire -, relayés en particulier par le corps médical, scientifique, sont de résoudre les problèmes d’hygiène publique, les problèmes sanitaires, les fléaux des maladies ou de la mortalité qui touchent une classe ouvrière pauvre, fragile et qui a explosé en cette première moitié du XIX ème siècle. L’équipement leur est destiné mais pas uniquement. Il est également accessible aux laveuses professionnelles et aux populations plus aisées qui contribuent, en payant leur entrée, à l’accès au plus démunis mais dans une disposition spatiale qui fait ségrégation. La localisation de l’édifice est voulue en bord de Loire (alimentation en eau et en charbon pour la chaufferie) ainsi que sa position dans ce quartier populaire et ouvrier de la Madeleine.
Les  bains douches de l'allée Baco sont également nommés "Maison Rouge", du nom du quai. Cette voie longeant la Loire prend le nom de Baco en 1848, elle cesse d'être des quais pour devenir une allée après les travaux de comblement de la Loire dans les années 1920-30.

La construction

H.T Driollet s’attachera à réaliser un édifice sobre, solide et en même temps simple, fonctionnel avec un emploi de matériaux de qualité. Selon l’historien et architecte Gilles Bienvenu, si l’équipement renvoie à un nouveau modèle social anglo-saxon, le modèle architectural reste attaché à la tradition antique et romaine en particulier. La cheminée de la chaufferie, cependant, constitue un repère urbain majeur qui signifie l’ensemble de l’édifice d’abord comme un témoignage majeur des équipements publics nantais de la période industrielle.
L’architecte  Camille Robida, remplace les colonnes de fontes de Driollet par des poteaux en béton armé. L'édifice, réaménagé, accueille de nouveau les derniers bains douches municipaux mais également la Maison des Associations.

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